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20180314

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Histoire fictive.





L’atmosphère avait furieusement changé durant ce court laps de temps, les couleurs n’étaient plus aussi resplendissantes. Le gris avait tapissé l’horizon, toutes les teintes chatoyantes présentent il y a encore seulement quelques jours lui apparaissaient désormais bien ternes. Le décor n’était plus aussi émoustillant sans le soleil et son atmosphère torride. Il faisait à peine dix-neuf degrés, la pluie n’avait pas cessé de tomber durant ces quatre derniers jours.

C’est aujourd’hui que le rendez-vous avait été fixé au détour d’un murmure, sans aucune certitude. Ils étaient restés une heure, l’un contre l’autre, à discuter de tout et de rien, à flirter discrètement, en y allant crescendo. Ils ne savaient rien l’un de l’autre, pas même leur prénom respectif. Peu importe.

Les circonstances de leur rencontre étaient dues à une accumulation d’événements et de situations qu’ils n’arriveraient jamais plus à reproduire. C’est l’idée qui avait germé au fin fond de son esprit, l’engouement et l’excitation de cette sulfureuse rencontre s’étaient évanouis pour laisser place aux doutes. Elle n’avait cessé de se remémorer ces instants comme la bande-annonce d’un film à succès. Le temps avait fini par purifier ce moment, en le rendant aussi pur qu’un diamant.

Même dans ces conditions, se retrouver à nouveau dans la gare de Cornavin la propulsa immédiatement dix jours en arrière. Elle se revoyait, ce jour-là, tendue par la situation, assise par dépit sur un des bancs distillés le long de la voie. Adossé toute penaude sur une des rares places qui étaient encore libres. Son corps perlait de sueurs, comme si une douche tropicale venait de s’abattre sur elle. La chaleur était insoutenable surtout au milieu de cette foule amassée devant le guichet. Dépité et épuisé par l’influx nerveux qu’elle venait de jeter à la figure de l’innocente guichetière. Elle lâcha prise. De toute façon, il n’y avait plus aucun taxi, elle n’avait plus qu’à prendre son mal en patience.

Elle s’efforça de profiter de ces instants pour se détendre, après tout c’était ces derniers moments calmes avant d’être à nouveau empêtré dans la jungle urbaine. Elle finit par observer les gens aux alentours. Il n’y avait rien d’intéressant, juste une quantité insipide de voyageurs lambdas, de jeunes étudiants mal fagotés discutant beaucoup trop fort et d’employés de bureau qui venait de terminer leur harassante journée.

Et puis il y avait ce type, juste à côté, qui dénotait au milieu de cette foule. Il était posé tranquillement là, calme, serein, hors du temps. Il n’avait pas le look du voyageur classique, même de première classe. Son costume sur mesure ne coïncidait pas avec le lieu où il se trouvait. C’est comme si vous trouviez une pièce de monnaie péruvienne au milieu de votre portefeuille. Il remarqua rapidement qu’elle s’était retournée dans sa direction, il esquissa un regard, ne disant rien d’autre qu’un simple « bonjour mademoiselle ».

Mais ces yeux profonds et malicieux engageaient une tout autre conversation. Il essayait de décrypter l’attitude et les réactions de la jeune femme. Ce regard d’un gris glacial ne cessait de faire monter la température, à mesure qu’il contemplait discrètement les courbes de ce corps au travers d’une robe qui ne laissait que peu de doutes. Serviable, il lui offrit une bouteille d’eau minérale pour avoir une excuse pour se rapprocher d’elle. Il était désolé de ne pas lui offrir un verre à l’instant présent, mais qu’il serait ravi de réparer cette faute dans un meilleur endroit.

Elle acquiesça avec un sourire, sans dire un mot. C’était devenu le meilleur moment de la journée, ils continuèrent ce petit jeu un bon petit moment. Ils ne voyaient plus personne autour d’eux, il n’y avait plus qu’un banc ancré dans un massif en béton. La gare était vidée, les autres voyageurs avaient complètement disparu et l’agitation avec eux. Les murmures qu’ils s’échangeaient prenaient le pas sur le monde extérieur, les bruits environnants s’étouffaient, emprisonnés dans une bulle annexe, ne laissant audible que le son de leur conversation suave.

L’odeur corporelle de son amant, le gout de ces lèvres n’avaient cessé de la hanter les jours suivants. Elle n’arrivait plus à se concentrer sur son travail. Ses affaires urgentes passaient au second plan. Il avait affolé ses sens et elle était en manque de cette décharge de sensation, elle n’arrivait pas à se libérer de cette pulsion sexuelle. Elle finit par chercher dans plusieurs boutiques son parfum pour calmer son ardeur, mais ça ne fit que l’attiser. Elle ne contrôlait plus rien.

Ça la prenait n’importe quand, même sur le lieu de son travail. Derrière les stores à demi-fermé de son bureau, ses actions, ses gestes, sa posture ne cessaient de la replonger dans ce souvenir. La fragrance du parfum qu’elle avait délicatement déposé dans le creux de son poignet y était surement pour beaucoup aussi. Elle fermait les yeux, et instantanément son siège de bureau se muait en un banc de quai de gare. Elle ressentait la présence de ce bel inconnu tout autour d’elle. Il l’observait toute excitée, discret et le regard malicieux au vu du spectacle qui était en train de se jouer. Elle imaginait qu’il effleurait délicatement sa joue du revers de sa main, frôlant sa lèvre pour venir enlacer la nuque, presser ses doigts virils autour son cou. Et laisser sur elle une marque indélébile. L’illusion était parfaite, son excitation en était la preuve.

Elle déboutonna petit à petit son chemisier pour accéder à sa poitrine. Effleura avec douceur sa peau comme il l’avait fait si délicatement le week-end passé. Elle glissa sous la dentelle de son soutien-gorge pour sentir ses tétons durcir au contact de ses doigts. Elle retroussa sa jupe jusqu’à la naissance des fesses et fit glisser sa petite culotte jusqu’à ses chevilles. Elle s’imaginait qu’il la prenait sauvagement dans son bureau, à l’abri des regards, mais pas des bruits. Elle camouflait ses gémissements de plaisir, sa respiration haletante et saccadée en se mordant la lèvre. Elle savait qu’il pourrait se rendre compte à tout moment qu’il se passait quelque chose d’inhabituel derrière ses stores fermés. Il aurait distingué leurs silhouettes et l’agitation produit par cette fusion charnelle.

Elle n’était plus vraiment elle-même durant les trois jours qui suivirent cette rencontre, il avait chamboulé son moi intérieur en à peine une heure. Elle se reprit en main à coups de travail méditatif et elle appliqua violemment les conseils qu’elle donnait d’habitude aux autres.

Elle avait hésité à venir à ce rendez-vous, peut-être l’avait-il oublié. Ce n’était que des mots en l’air après tout, chacun avait dû reprendre sa vie.

Et si elle ne le revoyait jamais plus ?
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