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20180321

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Histoire fictive.





Son humeur balançait entre une envie irrémédiable de le revoir et une légère paranoïa envers ces intentions. L’idée qu’il ait pu la reconnaitre. Savoir qui elle était avant même de la connaitre. Elle ne voulait pas d’une énième rencontre basée uniquement sur sa petite popularité.

Elle avait acquis une certaine notoriété sur la toile. MissyK, son pseudo Youtube, s’est fait connaitre par ses vidéos sur le yoga et la relaxation. Suivi par des millions de personnes à travers ses réseaux sociaux, elle avait rapidement plongé à corps perdu dans cette nouvelle vocation pour un faire son métier. Créant son entreprise, développant un nouveau type de yoga, qu’elle baptisa le Kyhengaya. Ses journées étaient donc bien remplies et surtout très stressantes. Ce travail ne lui laissait aucun répit, elle n’avait plus une seule minute pour elle-même. Son dernier projet : un partenariat avec une enseigne européenne de salle de fitness et remise en forme phagocytait son temps libre.

Elle était venue, il y a dix jours, en Suisse pour trouver un terrain d’entente, se laisser convaincre en séjournant dans un hôtel spa de luxe aux frais de cette grande chaine.

C’est le hasard qui l’avait conduite ici, le destin. Elle ne pouvait pas laisser cette histoire derrière elle. Elle avait besoin d’aller jusqu’au bout, même si c’était pour tourner la page pour de bon. Elle ne voulait pas avoir de regrets, surtout après ce merveilleux souvenir qu’il lui avait laissé.

Une date, un lieu et rien d’autre. Voilà le strict résumé des informations en sa possession. Leur banc était déjà pris, la gare était bondée. Elle se rendit compte qu’elle avait été un peu folle de faire plus de cinq heures de trajet et espérer le retrouver dans une ville qu’elle ne connaissait pas en une fraction de seconde. C’est cette pointe de mystère qui l’enchantait au départ, qui avait occulté totalement sa logique habituelle. Elle aurait peut-être dû lui laisser son numéro.

Elle avait fait trois fois le tour sans réussir à le trouver. Elle s’était posée dans le hall à observer les va-et-vient des voyageurs, espérant le croiser de cette manière. Son billet retour en poche, elle s’était donnée jusqu’à vingt-trois heures trente-sept pour le revoir, l’heure du départ de son train pour Paris. Elle n’avait rien mangé d’autre qu’une barre énergétique depuis ce matin, la faim et la soif la tenaillaient au corps. Elle était tiraillée, cela faisait déjà plus de quatre heures qu’elle l’attendait, dans la même robe moulante en dentelle que lors de leur première rencontre. Elle n’avait négligé aucun détail. Elle avait vraiment peur de ne jamais le revoir. Alors s’absenter un moment pour quitter cette gare lui posait un petit cas de conscience.

Au fur et à mesure que le temps passait, son assurance s’effilochait, elle venait de perdre une journée à poireauter et ruminer. Elle finit par franchir les portes automatiques pour se retrouver sur le parvis de la gare, il était dix-huit heures passé. Elle parcourait son smartphone à la recherche d’un petit restaurant diététique dans lequel finir sa soirée. Elle grelotait, elle était transie de froid, sa tenue légère anti-canicule n’était plus très appropriée pour ce temps maussade.

Un homme l’interpela au loin. Plongée dans la lecture des avis de consommateurs, elle ne réalisa pas tout de suite qu’un jeune homme tentait de solliciter son attention. Il dut se rapprocher d’elle pour la faire décrocher de son écran et lever les yeux vers lui. Ce n’était pas celui qu’elle espérait, la voix était différente. Elle n’avait pas cessé de l’entendre pendant plus d’une semaine, elle l’aurait tout de suite reconnu. C’était un chauffeur de voiture, un type dans un costume trois-pièces, bien achalandé. Il lui tendit une bouteille d’eau minérale et un téléphone. Il lui dit qu’elle attendait une certaine personne et qu’il était au bout du fil.

Le chauffeur l’invita à monter dans une Jaguar, une grande berline racée noire mate, aux allures beaucoup trop luxueuses pour être un simple Uber. Elle ne réalisait pas encore complètement l’étendue de la situation dans laquelle elle se trouvait. Elle semblait être en état de choc, assise au fond de la banquette, collé contre la portière droite. De tous les scénarios possibles qu’elle avait pu faire vivre dans son esprit, à travers ses rêves lucides, aucun d’entre eux n’aurait pu emprunter le chemin sur lequel le destin la conduisait.
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